Description
Introduction – Objectifs : Notre étude se plonge dans la complexité des attitudes sociales en Guinée, un pays où l'excision et le mariage précoce sont profondément enracinés dans la culture. En dépit d'une législation stricte et d'efforts internationaux pour les éradiquer, ces pratiques perdurent, avec un taux d'excision parmi les plus élevés d'Afrique subsaharienne. Cette recherche visait à dévoiler les nuances des perceptions et des attitudes à l'égard de ces pratiques dans quatre régions distinctes de la Guinée, en explorant comment les différences culturelles, éducatives et socioéconomiques façonnent ces perspectives.
Méthodologie : Notre méthodologie consistait en une enquête quantitative menée auprès des participants, répartis entre femmes et hommes, dans les régions de Conakry (capitale de la Guinée), Kindia, Boké et Labé. Les participants, sélectionnés par échantillonnage en grappes, ont été interrogés sur leurs connaissances, attitudes et pratiques liées à l'excision et au mariage précoce. La sélection rigoureuse des participants a été guidée par des principes statistiques robustes pour garantir la représentativité. Chaque participant a fourni un consentement éclairé, et toutes les procédures ont été conduites en respectant l'anonymat et la confidentialité. Cette étude qui s'est déroulée du 14 au 29 Octobre 2023, été approuvée par le comité national d'éthique pour la recherche en santé.
Résultats et discussions : L'analyse des données des 1942 femmes et 1294 hommes révèle des disparités frappantes. À Conakry, 72% des femmes et 78% des hommes reconnaissent les conséquences négatives de l'excision sur la santé et le bien-être, contre 32% des femmes et 28% des hommes dans les régions rurales. Concernant le mariage précoce, 87% des répondants à Conakry y sont fermement opposés, tandis que seulement 48% des participants dans les autres régions expriment cette opposition. Cette différenciation met en exergue une dichotomie entre les milieux urbains, où la sensibilisation semble avoir un impact notable, et les zones rurales, où les traditions culturelles prédominent.
Conclusions : Cette étude révèle des disparités significatives et des contradictions dans les attitudes envers l'excision et le mariage précoce en Guinée. Elle met en lumière l'urgence de stratégies de sensibilisation différenciées, qui tiennent compte des spécificités culturelles et régionales. En fin de compte, les résultats appellent à une action concertée visant non seulement à informer, mais également à transformer les normes sociales, en promouvant un dialogue inclusif qui respecte les traditions tout en défendant les droits humains et l'égalité des sexes.
| Contact Geneva Health Forum | I would like to receive information about the GHF 2024 conference and other GHF activities / Je souhaite recevoir des informations sur la conférence GHF 2024 et d'autres activités du GHF. |
|---|