27–29 May 2024
Geneva
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Facteurs de progrès et défis pour l’élimination du paludisme en République Centrafricaine de 2018 à 2022

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15m
Geneva

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Oral presentation or scientific poster Towards the elimination of malaria

Description

Résumé
Contexte
En République Centrafricaine (RCA), le paludisme est au premier rang des causes de morbidité et de mortalité. Le service de lutte contre le paludisme disposait de plusieurs stratégies de lutte contre cette maladie. L’efficacité de la lutte se mesure par rapport à l’évolution des indicateurs.
Objectifs
Déterminer les facteurs de progrès et les défis dans la lutte contre le paludisme en RCA entre 2018 à 2022
Méthode
Il s’agit d’une enquête rétrospective et descriptive sur les données du Service de Lutte contre le Paludisme (SLP), du Plan National de Développement Sanitaire 3e version, du Plan Stratégique National de lutte contre le paludisme 2018-2022 et du rapport de campagne de distribution de la Moustiquaire Imprégnée d’Insecticide de Longue Durée d’Action (MILD). Les données ont été analysées par Excel 2019. Les proportions, l’incidence et le taux de mortalité de la maladie ont été calculés. La comparaison a été faite à l’aide du test khi2 avec un niveau de significativité <5%.
Résultats et discussions
De 2018 à 2022, 6 169 377 cas confirmés et 8 159 décès liés au paludisme ont été recensés. Quelques indicateurs étaient suivis de 2018 à 2022 à savoir la couverture post distribution en MILD, la proportion des structures sans rupture en antipaludique, l’incidence et le taux de mortalité.
La couverture en MILD après distribution est passée de 98 à 100% avec un taux d’utilisation de 45% (MICS 2019). L’importance de la MILD dans la lutte contre le paludisme en Afrique a été démontrée par Bhatt et collaborateurs. Elle est l'intervention la plus répandue, qui a été de loin le principal contributeur dans la lutte (68 % des cas de paludisme évités) [Bhatt].
La proportion des formations sanitaires sans rupture d’antipaludique était en amélioration croissante, allant de 53% en 2018 à 69% en 2021 en RCA. Selon Ssempiira et al en Ouganda la thérapie combinée à base d’artémisinine (ACT) a été associée à une réduction du risque de parasitémie du paludisme à 34 % (BCI à 95 % : 28-66%).
Durant la période d’étude, l’incidence et la mortalité des cas confirmés avait significativement baissé entre 2018 à 2022 respectivement de 4%0 (x2=566 et p<0,001) et 16,75 décès pour 10 000 personnes (x2=980 et p<0,001). Des résultats similaires ont été observés par Sayed Daoud Mahmood après l’intensification de la gestion communautaire du paludisme en Afghanistan. Le taux global d'incidence et de mortalité du paludisme a diminué de 19 % et 85 % chaque année respectivement.
Conclusion
Notre travail avait relevé l’importance de l’utilisation de la MILD et la disponibilité des antipaludiques pour la réduction de l’incidence et de la mortalité due paludisme. La combinaison des stratégies actuelles avec la lutte antivectorielle peuvent avoir de meilleur résultat pour la lutte contre le paludisme. Par ailleurs, l’introduction de nouvelle stratégie telle que la protection vaccinale aux personnes vulnérables serait un atout vers l’élimination du paludisme en RCA.

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Author

Dr Marcel LAMA (Ministère de la Santé et de la Population)

Co-authors

Dr Auguste Odilon KPAHINA (Centre des opérations d'urgence en santé publique) Dr Désiré Aristide KOMANGOYA (OMS) Ernest KALTHAN (Ministère de la Santé et de la Population) Dr Pascal BAKAMBA (Service de lutte contre le paludisme) Dr Régis MARADA (Université de Bangui)

Presentation materials

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