Description
Résumé du projet (Poster à afficher)
La Ville de Kinshasa en RDC connaît une croissance exponentielle de sa population avec une augmentation des besoins dont ceux en ouvrage d’assainissement. Les ouvrages d’assainissement autonome sont les plus utilisés pour leur accessibilité. La gestion des sous-produits de ce type d’assainissement est une nécessité pour réduire l’incidence de leurs impacts sur la santé et sur l’environnement. Les analyses physicochimiques ainsi que les analyses bactériologiques montrent que les boues de vidange sont riches en matière organique, en nutriments NH4, NO3, PO4 mais également fortement contaminées en bactéries pathogènes comme Salmonella sp., des coliformes thermotolérants, des Escherichia coli, les Streptocoques fécaux et les Anaérobies sulfito-réducteurs et des parasites.
Ces résultants montrent que l’assainissement de l’environnement demeure préoccupant dans la Ville de Kinshasa. Malgré la mise en place d’une Régie d’assainissement de Kinshasa, organe technique du gouvernement provincial chargé de l’assainissement et de la gestion des déchets dans la ville de Kinshasa, il se pose un sérieux problème d’évacuation des immondices, du vidange des fosses, du transport, traitement des excréments et l’élimination les excréments traités et/ou l’utilisation des produits dérivés. Seulement 29% de la population a accès à des installations sanitaires améliorées. Le reste utilise des toilettes qui laissent les excréments humains sans rétention et/ou sans traitement, contaminant ainsi les personnes et l’environnement, avec de graves conséquences sanitaires et économiques.
Dans le cadre d’une démarche de recherche-action du Programme de Renforcement des Capacités de l’Enseignement en Sciences de l’Environnement (PRCESE), un programme de collaboration scientifique réunissant trois universités dont: l’Université de Genève (UniGE)-Sciences de l’environnement, l’Université Pédagogique Nationale (UPN)/Facultés des Sciences et l’Université de Kinshasa (UNIKIN) pour favoriser la formation, la recherche, l’expérimentation et la capitalisation ainsi que la diffusion de nouvelles approches dans le domaine de l’assainissement de l’environnement en RDC, les principaux résultats indiquent que les différentes pollutions physicochimique et microbiologique mesurées dans des eaux de consommation et dans l’environnement dans la Ville Province de Kinshasa sont directement à l’absence d’une gestion sécurisée des excréments humains. L’objectif des analyses était de mettre en exergue les caractéristiques de ces boues pour guider le choix de technologies alternatives de traitement.
Dans le contexte de la RDC, la solution proposée dans le cadre de ce projet de recherche-action, une approche participative visant l’utilisation de la technologie de d’assainissement écologique est en phase d’expérimentation. L’introduction des toilettes à compostage ou toilettes à assainissement écologique, dont les toilettes sèches à séparation des urines. Avec cette technologie, le siège ou la cuvette des toilettes sépare l’urine, qui peut être recueillie et utilisée pour fertiliser les plantes. Les matières fécales sont dirigées vers une chambre de déshydratation, qui est scellée lorsqu’elle est pleine tandis qu’une seconde est utilisée. Les matières fécales se transforment en compost, qui peut ensuite être utilisé comme engrais ou amendement du sol.
Cette technique semble bien adaptée économiquement et techniquement aux habitants et au contexte local. Il reste à définir et valider, un protocole scientifique rigoureux, sérieux et un suivi régulier en collaboration avec l’Université de Genève.
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